La mobilisation des lycéens continue de prendre de l’ampleur en France. Mardi 6 octobre, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont participé aux rassemblements organisés dans différentes villes, alors que les revendications portent notamment sur les moyens accordés à l’éducation, les conditions d’enseignement et les difficultés rencontrées dans les établissements.
Face à cette situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé à l’Assemblée nationale la mise en place d’un « temps de démocratie interne » dans les lycées à la fin de la semaine. L’objectif affiché est de permettre aux élèves et aux personnels de faire entendre leurs difficultés et leurs attentes.
Une demi-journée consacrée au dialogue
Dans les faits, le ministère de l’Éducation nationale a précisé qu’il s’agirait d’une demi-journée de cours banalisée, organisée à partir du mercredi 7 octobre selon les réalités de chaque établissement. Les autres cours doivent, eux, être maintenus. Ministère de l’Education nationale
Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a expliqué vouloir permettre une reprise des enseignements dans de bonnes conditions tout en donnant aux lycéens un espace pour s’exprimer. Dans les établissements les plus touchés par les perturbations, une reprise progressive pourra être privilégiée, notamment en commençant par les classes de terminale.
Une décision qui ne convainc pas tout le monde
L’annonce du gouvernement a toutefois suscité des réserves chez certains chefs d’établissement. Le principal syndicat de proviseurs, le SNPDEN-UNSA, a notamment estimé que cette organisation annoncée dans l’urgence risquait de placer les équipes dans une situation difficile.
Le mouvement lycéen reste par ailleurs très suivi. Les revendications concernent notamment le manque de personnel, les infrastructures scolaires, les conditions d’apprentissage et plusieurs réformes du système éducatif. Les organisations étudiantes et lycéennes ont déjà appelé à poursuivre la mobilisation.
