Le 28 septembre dernier, Eden, 14 ans, a été grièvement blessé au visage alors qu’il se trouvait devant son lycée à Saint-Ouen-l’Aumône, dans le Val-d’Oise, en marge de la mobilisation lycéenne.
Selon les éléments rapportés par plusieurs médias, l’adolescent a été touché au visage par un tir de lance-grenade lacrymogène effectué par un policier. Des images de la scène ont circulé sur les réseaux sociaux et une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Depuis les faits, Eden souffre de blessures importantes. Son avocate a indiqué qu’il avait subi une double fracture de la mâchoire, que toutes les dents du haut avaient été fracturées et qu’une partie des dents du bas avait été arrachée. Il doit encore subir plusieurs interventions médicales.
Face aux journalistes, sa mère a raconté avec émotion les conséquences de cet accident sur le quotidien de son fils. Sa mâchoire est actuellement maintenue fermée, avec seulement un espace permettant le passage d’une paille. Eden ne peut donc s’alimenter qu’avec des liquides et ne peut pas parler normalement.
Ses parents évoquent également les conséquences psychologiques de cette épreuve. Selon leur témoignage, leur fils souffre de crises d’angoisse et de troubles du sommeil depuis les événements.
Sur le plan judiciaire, deux enquêtes sont évoquées : l’une concerne les faits reprochés à l’adolescent, tandis que l’IGPN enquête sur l’usage du lance-grenade par le policier. La famille d’Eden, représentée par son avocate Elsa Marcel, a annoncé une plainte notamment pour tentative d’homicide volontaire.
Le 6 octobre, le policier à l’origine du tir a été placé en garde à vue par l’IGPN et devait être déféré devant le parquet de Pontoise, selon RTL. Les circonstances précises des faits restent donc au cœur des investigations.
